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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 10:00
Dans 2 précédents articles (article 1 et article 2), je vous parlais d'un cousin éloigné qui a été condamné au bagne.

Sur son dossier, j'avais été intrigué de voir qu'il était marqué "célibataire" alors qu'il s'était pourtant marié quelques années auparavant et avait eu une fille la même année (en 1873).

Au delà de 1873, ce couple n'apparaît plus dans les registres d'Etat-Civil de Bouloire.

En cherchant une autre branche de cousins SOULARD sur le Mans, j'ai eu la joie de retrouver trace du couple avec 3 naissances :

- Fernand Louise SOULARD, née le 5 septembre 1876
- Blanche Augustine, née le 21 octobre 1877 (et décédée le lendemain)
- Blanche Augustine, née le 7 janvier 1879

Les naissances ont eu lieu toutes trois à l'hospice du Mans.

Le père, Maximilien SOULARD, est dénommé "Maxime". Il est cité, mais jamais présent ... Je n'ai pas été étonné dans la mesure où son dossier du CAOM nous informe sur ces vagabondages.

Malheureusement, il n'y a pas de mention marginale sur les actes de naissance de ses enfants.

Que sont t-ils devenus ? Ont t-ils été abandonnés ?
L'épouse a t-elle divorcée ?

Des questions auxquelles j'aimerais répondre.

Affaire à suivre ...

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 11:20

Alain MORO vient de publier aux Editions De Borée son dernier livre "Les grandes affaires criminelles de la Sarthe".

 

 

 

 

Liste des affaires classées par ordre chonologique :

 

- XIIe siècle : les sorcières d'Arnage

- 1590 : l'affaire du château du Mans

- 1612 : la servante qui triompha de la torture (Bonnétable)

- 1638 : le rapt de la fille du bailli (La Ferté-Bernard)

- 1791 : le dernier roué de France

- 1797 : assassinat du commissaire Maguin

- 1799 : l'auberge tragique de la Croix-Georgette

- 1891 : le double paricide de Valennes

- 1895 : meurtres au serpier (Mareil)

- 1911 : le crime de Gesnes-le-Gandelin

- 1911 : les Apaches de la Flèche

- 1912 : le crime du belge à Coulombiers

- 1914 : l'Affaire d'Henriette Caillaux

- 1919 : fusillade au polygone

- 1932 : la dernière exécution publique au Mans

- 1933 : le crime des soeurs Papin

- 1948 : le crime de la Croix-Mignon (Semur-en-Vallon)

- 1959 : les ensorcelés de Saint-Maixent

- 1979 : l'enlèvement d'Henri Lelièvre par Mesrine (Beaumont-sur-Sarthe)

- 1994 / 1997 : le quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué et le procès de Dany Leprince

- 1998 : drame sur le circuit des 24 heures

- 2004 : le double crime de la rue de l'éventail (affaire Yves Belluardo et Martine Chide)

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 02:30

Il y a 4 mois, je vous parlais d'un cousin éloigné qui avait certainement été au Bagne de l'ïle des Pins en Nouvelle-Calédonie.

J'ai eu confirmation ce matin grâce à Nicole.L51 (sur genealogie.com) qui m'a envoyé les photocopies de son dossier trouvé au Centre des Archives d'Outre-Mer situé à Aix-en-Provence. Merci une nouvelle fois à elle.

Si vous avez besoin d'aide au CAOM, n'hésitez pas à poser votre demande sur le Forum de Genealogie.com : ICI.

Grâce à ce dossier, je peux donc compléter et corriger mon premier article sur ce cousin. Il n'a pas été bagnard à partir de 1873, mais c'est à partir de cette date qu'il a mal tourné.

Le dossier fait 22 pages, en voici un résumé avec les éléments essentiels (en violet, avec mes commentaires personnels en bleu) :

Application de la Loi du 27 mai 1885 sur la relégation des récidivistes


Indications générales

SOULARD Maximilien
Né le 12 juin 1847 à Tresson (72)
Sans profession
sans domicilie fixe


Signalement

Taille
: 1 m 720 (ou 1 m 730 selon les pages)
Longueur du pied gauche : 0.262
Couleur de l'oeil gauche : Bleu azur moyen pigmenté marron clair - Bleu ardoisé
Nez vu de profil : Dos rectiligne, base horizontale
Nez vu de face : Petit, charnu de bout
Barbe : Châtain clair
Cheveux : Chatain m(oyen ?)
Traits caractéristiques : Front couvert, droit, sourcils châtains clairs, teint légèrement coloré, bouche moyenne, menton rond, cou ordinaire.
Marques et signes particuliers :
- Petites tâches jaunâtres sur le front et autour des yeux
- Cicatrice de coupure sur le pouce droit (2e phalange)
- Tâche bleuâtre sur la face interne de la cuisse droite à 0,10 au dessus du genoux
- hernier inguinale droite


Condamnations

* Tribunal correctionnel de Saint-Calais (72) :
1 an et 1 jour de prison pour Vol et Escroquerie
Entré le 15 mai 1873, peine commencée le 13 juin 1873, transféré à la maison centrale de Fontevrault le 26 juillet 1873, mis en liberté le 14 juin 1874. 

* Tribunal correctionnel de Saint-Malo (35) :
3 mois de prison pour Vol et Escroquerie
Entré le 21 février 1877, peine commencée le 8 mars 1877 et subie à Saint-Malo, mis en liberté le 8 juin 1877.
N'a été l'objet d'aucune décision gracieuse.

* Tribunal correctionnel de Bressuire (79) :
3 mois de prison pour Loterie non autorisée - 150 francs d'amende
22 mars 1880.
Cette peine n'a pas été subie, elle a été prononcée par défaut.

* Tribunal correctionnel de Civray (86) :
4 mois de prison pour Grivellerie, Vagabondage et Loterie non autorisée.
Entré le 20 mai 1880, peine commencée le 12 juin 1880 à Civray, transféré à Poitiers le 19 juillet 1880, mis en liberté le 12 octobre 1880.

* Tribunal correctionnel de Mayenne (53) :
6 mois de prison pour Escroquerie, Coups et Loterie non autorisée.
Entré le 20 novembre 1882peine commencée le 8 décembre 1882 à Mayenne, transféré à la prison d'Angers le 15 décembre 1882 pour appel d'un jugement de 13 mois d'emprisonnement qui avait été prononcée par défaut par le tribunal du Mans. La Cour d'Appel d'Angers a confirmée cette peine et n'a pas prononcée la confusion. Commencement de la peine de 13 mois le 26 décembre 1882. Transféré à la Maison centrale de Fontevrault le 15 janvier 1883, transféré le 31 janvier 1884 à la prison de Laval pour purger le reste de la peine de six mois prononcée par le tribunal de Mayenne le 8 décembre 1882. Mis en liberté le 8 juillet 1884.

Escroquerie et coups commis au cours de 1881 à La Suze.

* Tribunal correctionnel de Châtellerault (86) :
4 mois de prison pour Vol.
Entré le 25 août 1885, peine commencée le 31 août, transféré à Poitiers le 30 septembre, mis en liberté le 31 décembre 1885.
N'a été l'objet d'aucune décision gracieuse.

Cour d'Appel de Poitiers (86) :
4 mois d'emprisonnement pour Loterie non autorisése, vagabondage et outrage à la gendarmerie.
Arrêt du 16 avril 1886, n'a été l'objet d'aucune mesure gracieuse. Pourvoi en cassation rejeté le 27 mai 1886. sa peine expirera le 27 septembre 1886.

Non admis à la relégation individuelle.
Comdamné à la relégation collective à l'Île des Pins le 27 mai 1886.

Définition de la relégation collective d'après le décret du 26 novembre 1885 (Décret portant règlement d’administration publique pour l’application de la loi du 27 mai 1885 sur la relégation des récidivistes du 26 novembre 1885) :
Art. 3 : La relégation collective consiste dans l’internement, sur un territoire déterminé, des relégués qui n’ont pas été, soit avant, soit après leur envoi hors de France, reconnus aptes à bénéficier de la relégation individuelle. Ces relégués sont réunis dans des établissements où l’administration pourvoit à leur subsistance et où ils sont astreints au travail. Ils sont justiciables, pour la répression des crimes ou délits, d’une juridiction spéciale qui sera organisée par un règlement d’administration publique.
(Source : Criminocorpus)


Exposé sommaire des faits qui ont motivé la condamnation à subir :
Le 1er février 1886, SOULARD, qui avait quitté le 31 décembre 1885 la prison de Châtellerault où il avait subi une condamnation à 4 mois de prison pour vol, mettait en loterie, à la foire de Jaulnay (37) une glace et deux vases. Après avoir placé plusieurs de ses billets, le tirage eut lieu et SOULARD prétendit que les lots était acquis à un des billets qu'il s'était réservés. De là, il résulta un certain tumulte dans le bourg, tumulte qui amena l'arrestation par la gendarmerie de SOULARD. Examen fait de sa situation, il fut acquis que depuis le 31 décembre, il ne s'était livré à aucun travail sérieux et que par suite il se trouvait en état de vagabondage.


Situation personnelle

Ressources : Aucune
C, M ou V : Célibataire (pourtant il s'est marié en 1873 et a eu une fille la même année, mais il est indiqué absent sur l'acte de naissance ... c'est cohérent, vu qu'il était en prison ... je n'ai pas trouvé de divorce ni le décès de sa femme et de sa fille)
Enfants : Sans
Parents :
- une soeur, mariée avec M. Laurent VERITE, Boucher, demeurant à Maisoncelles (72)
- une autre soeur, mariée avec M. JOUSSE, Aubergiste, demeurant à Gonnerey (sic ... pour Connerré ?), arrondissement de Saint-Calais (72)
- ses parents l'ont complètement abandonné


Santé - Forces et Aptitudes physiques

Santé :
Renseignements fournis par M. ROBERT, Médecin de la Prison : Bonne constitution, bon tempérament, n'a jamais été malade, il est atteint d'une hernie inguinale du côté droit.
Appréciations du Directeur : Le condamné est fort et jouit d'une parfaite santé.
La constitution de ce relégable est bonne et bien qu'il soit atteint d'une hernie, je crois qu'il pourra supporter le climet des colonies
Aptitudes physiques : Le condamné ne connait aucun métier. La vie d'atelier lui conviendrait mieux que la vie en plein air.

Pour finir, voici une petite carte pour situer approximativement les différents lieux d'origine, de délit, de condamnation ou de détention de Maximilien SOULARD :



Encore merci à Nicole.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 14:44
Pour donner vie à nos arbres généalogiques, de nombreuses sources sont consultables. Début février, j'ai pris en photos les 550 pages d'un registre d'écrou ... celui de la prison de Saint-Calais pour la période 1793 - an X (consultable aux AD72 sous la cote L 1830).

Voici le résumé des premières pages que je viens de transcrire. Vous y trouverez peut-être vos ancêtres, ou des collatéraux.

Selon les prisonniers, il y a plus ou moins de détails. Parfois, il n'y a que le nom (sans le prénom), et d'autres fois, il y a la profession, le domicile, le motif d'incarcération, ou même encore la description physique.

Bonne Lecture.



21 août 1793 :
Pierre VIVET, Pierre BRIERE et René LORIOT, soldats volontaires déserteurs
 
8 septembre 1793 :
René RIBOT, cabaretier et journalier au bourg de Montreuil-le-Henri.
Emmené à la maison d’arrêt du district de Saint-Calais (suite au Mandat d’arrêt du juge de paix officier de police) par Jacques BOULLAY, caporal de la garde nationale de Montreuil-le-Henri et 6 gardes nationaux.
Le 26 septembre 1793 : transfert en la maison de justice du tribunal principal du Mans.
(Voir 22 frimaire an II)
 
15 septembre 1793 :
Joseph et Pierre GUERINEAU ( ?)
 
19 septembre 1793 :
René LANDIER ?
 
20 septembre 1793 :
Jacques DESHAYES
Conduit à la maison d’arrêt de Mondoubleau le 22 septembre 1793.
 
20 septembre 1793 :
Etienne HERPIN
 
 
23 septembre 1793 :
Jean TROITEU (?), volontaire du district de Mondoubleau, déserteur.
 
26 septembre 1793 :
Louis HUET (?), soldat volontaire du bataillon de Jemmaps, faisant partie de l’armée du Pont-de-Cé, déserteur.
* Conduit le 27 septembre 1793 en la maison d’arrêt du Mans.
 
26 septembre 1793 :
Etienne HERPIN, de Cogners.
 
4 octobre 1793 :
Claude GOULET, cavalier national de la commune de Lavenay, pour cause de désertion.
 
.. / .. / ….
Le nommé MEUNIER
 
1er brumaire an II :
Le sieur MUSSET (MUSSé)
Le 2 brumaire an II a été transféré en la maison d’arrêt du Mans.
 
1er brumaire an II :
André ROUVRE, volontaire de la Chapelle-Huon.
 
1er brumaire an II :
Jacques FOUSSARD, soldat volontaire de la Chapelle-Huon.
 
10 brumaire an II :
Charles VIVET, soldat volontaire d’Écorai a été mis hors des prisons.
 
10 brumaire an II :
René ROUSSEAU, soldat volontaire, a été mis hors de la maison d’arrêt.
 
10 brumaire an II :
Le nommé BRIERE, soldat volontaire, a été mis hors de la maison d’arrêt.
 
Nous maire et officiers municipaux avons arrêté le présent registre de geolage pour le payement de la paille fournie par le geolier aujourd’hui 21 brumaire an II.
Signé : SOUIN TIBERGERIE, maire
 
21 brumaire an II :
Auguste SORIN a été mis à la maison d’arrêt sur requisitoire du Comité de Surveillance
 
24 brumaire an II :
Le citoyen BRUNEAU.
Elargi le 26.
 
29 brumaire an II :
Philippe GASNOT, volontaire d’Evaillé
… frimaire an II : élargi des prisons
 
14 frimaire an II :
Les nommés MARTEAU et Jean MEUNIER, de la garde nationale du Mans, ont été déposé en la prison de cette ville par un détachement de la garde nationale de Sargé.
Elargis de la prison le 16 frimaire.
 
15 frimaire an II :
Le nommé HERTEREAU.
Elargi des prisons le 17 frimaire an II.
 
15 frimaire an II :
Jean LECOMPTE (à la charge et garde du citoyen Gatien FOUCAULT, concierge de la dite maison d’arrêt).
Elargi des prisons le 17 frimaire an II.
 
15 frimaire an II :
Pierre COLLIN, de Brûlon
 
20 frimaire an II :
Jean-Baptiste GALLOUIN, de Sourdeval (50), Antoine HERVILLE, de la Chapelle-Huon, et Jean BOURé, de Lavenay, sur le réquisitoire du Comité défensif.
 
22 frimaire an II :
La garde de cette ville, sur le réquisitoire du Comité Défensif, a conduit à la maison d’arrêt, le nommé RIBAULT de Montreuil, comme reconnu être celui qui fut échappé du nombre de ceux qui ont été conduit des prisons du Mans en celle de Vendôme … été trouvé chez lui du blé (bled) qu’il avait volé.
(Voir 8 septembre 1793)
 
23 frimaire an II :
Le nommé THENAIZIE, arrêté et mené par les gendarmes BOSSé et REYNAUD, muni d’aucun passeport et reconnu du parti des rebelles et sorti du Mans.
Elargi et envoyé au Vendôme à la commission militaire le 24.
 
24 frimaire an II :
Jacques DUPONT, maçon, pour avoir dit qu’il avait crossé la municipalité de Bessé et qu’il en ferait bien autant à celle de Saint-Gervais.
Elargi le 25 suivant la lettre des officiers municipaux de Saint-Gervais de ce jour. Jean GUETTIER, François GASNIER, François LEROUX et DUBRAY.
 
26 frimaire an II :
Les nommés RETIF, Jean LECONTE, René EMONNET, Michel BOUJU, Antoine CRUCHET, Joseph GOUSé, Louis LECHABLE, François HERPIN, Jean HERPIN, Pierre LEBERT, François BELLE… (?) et Louis GROISI.
Elargi(s) le 27 frimaire.
 
27 frimaire an II :
Joseph LE COMPTE.
Conduit au Mans le 30 frimaire.
 
29 frimaire an II :
Le nommé VERRIER.
 
3 nivôse an II :
Charles DORRé et René MARTIN, volontaires.
 
16 nivôse an II :
Michel DEROUIN, volontaire.
Elargi le 15 ventôse an II.
 
5 pluviôse an II :
Jean TAILLECOURT.
Le 5 pluviôse : … maison de force … ?
 
13 pluviose an II :
Thomas DUVALLON (?), Marchand à Calais-sur-Anille (nom révolutionnaire de Saint-Calais).
Sorti le 9 ventôse pour aller au Mans.
 
19 pluviôse an II :
François PINGNANS ?
Par Charles BOIRé et François RUFLIN, gendarme.
En vertu du jugement rendu au tribunal du district de Calais-sur-Anille le dit P… a été élargi le 23 pluviôse an II.
 
22 pluviôse an II :
Louis MARTIN, sabotier, de Courcemont
23 pluviôse an II :
La nommée Jeanne VALLéE, Renée GUINEART, Jean BOUDET, et la femme TOUTIN
Elargis le 15 ventôse an II, sauf Jeanne VALLée amener au Mans le 21 ventôse an II.
 
24 pluviôse an II :
Jean TAFFOREAU et Jacques TAFFOREAU, soldat du bataillon de …, déserteurs.
Elargis des prisons le 3 ventôse en II.
 
2 ventôse an II :
Les nommés TRUDRON (?) et FERRANS, de Berfay
Conduis au Mans le 21 ventôse en II.
 
4 ventôse an II
Joseph COLLET, de Cogners.
Conduit et mis en la maison d’arrêt par François PLAIS, huissier audiencier au tribunal du district de Calais-sur-Anille.
Elargi des prisons de Saint-Calais le 10 ventôse an II.
 
12 ventôse an II
François CHENETIER que nous (Christophe BOSSé, Gendarme) avons arrêté sans congé ni passeport.
Elargi le 14 ventôse an II.
 
20 ventôse an II
Les nommés GUILLON et ROULLIER, de Montreuil-le-Henri
16 germinal (transfert ?)
 
???
Bernard NICOT, fileur de laine
 
8 prairial an II
Louis LEJEUNE ?
Elargi le 9 prairial an II
 
8 prairial an II
Julien BREBION (de Bessé ?)
Conduis au Mans
 
12 prairial an II
Anne PASQUIER, fille de Saint-Mars-de-Locquenay
Marie COCU, femme de Marin DROUINEAU, de Villaines-sous-le-Grand-Lucé
Jeanne CHARTRAIN, Veuve d’Antoine COCU, leur mère de la même commune
Catherine COCU femme de Jean JOUAN, de Tresson
28 prairial en II : … en celle du Mans
 
???
Etienne NOLI ? arrêté à Vendôme comme vagabond
 
3 thermidor an II
Joseph GASNIER et Jean SOUAVIN à cause … de brigade en brigade.
 
14 thermidor an II
René BARREAU
19 fructidor an II : soustrait de la maison d’arrêt de Saint-Calais pour le rendre de brigade en brigade au Mans.
 
23 thermidor an II
VALANTIN, Brigadier de la gendarmerie nationale du Mans, a soustrait Julien BERBION (BREBION) de la maison de justice du Mans pour le laisser à la maison de force de Saint-Calais
 
Antoine ROSSIGNOL, Joseph LEROUX, Etienne (?) CHANTELOUP, Notable, Bourgeois et Agent national. De cette commune  
Avons visité une des prisons où étaient ? déposés 3 hommes dont 2 d’entre eux sont condamnés à la détention par le tribunal … criminel et le 3ème traduit au tribunal des jurés ? de ca district, avons remarqué une infraction faite en le mur qui sépare la dite prison d’avec la propriété de la veuve SIMON de la largeur d’environ 3 à 4 pieds.
 
25 thermidor an II
Louis DESAYS (DESHAYS) et René DESAYE (DEHAYE)
(Jean Baptiste ALGAZOT ?, gendarme national de la Brigade de Mondoubleau)
28 thermidor an II
 
1er fructidor an II
(Antoine BERGEOT, Huissier public près le tribunal du district de Saint-Calais)
René BARREAU, garçon meunier originaire de Thorigné
 
11 fructidor an II
François CHARTIER
Elargi le 30 fructidor an II
 
1er vendémiaire an III
Jean CHESNIER, volontaire de la 1ère Reg…
Exibé de cette maison de force le 2 vendémiaire
 
4 vendémiaire an III
Marie COCU, femme DEROUINEAU
Jeanne CHOUTEAU
Denise ? COCU et Catherine COCU femme FOREAU (JOUAN ?)
8 brumaire an III
 
14 vendémiaire an III
René VERDIER
17 vendémiaire an III
 
18 vendémiaire an III
Michel BRIERE, arrêté à Coudrecieux
22 vendémiaire
 
5 brumaire an III
CHAMPION, marchand fripier à Vibraye
Fait écroué par François PLAIS, huissier public près le tribunal du District de Saint-Calais
 
5 brumaire an III
Julien GUIBERT et Marie GUIBERT prévenu d’avoir volé une peau de cheval.
Julien GUIBERT a été élargi le 6 brumaire an III
Marie GUIBERT transférée dans la maison d’arrêt de Vibraye le 7 vendémiaire an III
 
???
Le nommé THOMAS
Conduit au Mans.
 
7 nivôse an III
René BEAUREAU (BARREAU)
Exibé de la maison d’arrêt de Saint-Calais pour le traduire en celle du Mans le 16 nivôse an III
 
3 pluviôse an III
Les nommés ROBERT et BARRé
4 ventôse an III
 
8 pluviôse an III
Jean GADOUARD (GADOIS)
Elargi le 17 nivôse an III
 
22 pluviôse an III
Jacques VADé (en vertu du mandat d’arrêt du citoyen COTEREAU, juge de paix au canton de Vibraye)
Transféré au Mans le 8 ventôse an III
 
22 pluviôse an III
Jean HERSANT (en vertu du mandat d’arrêt du juge de paix de Bessé).
 
6 germinal an III
Louis LAMOUREUX, domicilié à La Ferté-Bernard
Jean GOUD ?, se disant de Saint-Germain-de-la-Coudre
Jeanne CHARPENTIER
Louis FRISON, se disant de Cherré


... Prochainement, la suite du registre.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 16:02
En recherchant les SOULARD sarthois, j'ai eu la surprise de trouver un cousin décédé en Nouvelle-Calédonie : Maximilien SOULARD (1847-1893).


Jean SOULARD 1707-1780 &1740 Elisabeth CHAMPEAUX 1714-1780
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Louis SOULARD ca 1758-1830   René SOULARD 1746-1791
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Amand SOULARD 1800-1849   René SOULARD 1779-1845
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Maximilien SOULARD 1847-1893   René SOULARD 1813-1851
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    Alphonse René SOULARD 1847-1917
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    Ernest Léon SOULARD 1882-1957
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    Emile Alphonse SOULARD
    |
    Gérard Jean-Pierre SOULARD
    |
    Nicolas Benoît Mickaël SOULARD
 

Que faisait il là bas ?

Rien n'est spécifié dans l'acte, mais il y était très certainement bagnard.

Voici la transcription de l'acte retrouvé dans les registres de Tresson de 1894 :

"Extrait du registres des actes de l'Etat-Civil de la Circonscription de l'Ile-des-Pins (Nouvelle-Calédonie et dépendances).

L'an mil huit cent quatre vingt treize le premier juillet à dix heures du matin, par devant nous Henri LOCQUET DUQUESNE, officier d'administration, officier de l'Etat-Civil de l'Ile-des-Pins, ont comparu : PIERRARD Eugène Joseph, âgé de trente trois ans, et MARTIN des PALLIERES Charles, âgé de trente trois ans, tous deux employés et domiciliés à Kuto (Ile des Pins), lesquels nous ont déclaré que le premier juillet mil huit cent quatre viingt treize à cinq heures du matin, SOULARD Maximilien, sans profession, né le douze juin mil huit cent quarante sept à tresson, arrondissement de Saint-Calais (Sarthe), fils d'Armand et de Françoise VERITE (sans autres renseignements) est décédé à Uri (Ile des Pins).

Nous officier de l'Etat Civil de l'Ile des Pins, après nous être assuré du décès, avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après que lecture en a été faite.
...
A Tresson, le trois avril mil huit cent quatre vingt quatorze
L'officier de l'Etat-Civil
Signé : SOULARD
".

Il se trouve que le maire de Tresson de l'époque est aussi un SOULARD : Modeste (1846-1896).

Pour en revenir à Maximilien SOULARD, il est dit "Sans profession" sur son acte de décès. Il n'est pas mentionné qu'il est marié.

Pourtant, 20 ans plus tôt, il s'est marié avec Joséphine Thaïse MASSE, le 11 janvier 1873 à Bouloire (72).


l'Ile des Pins étant connu pour son bagne, je suppose don que Maximilien SOULARD était bagnard. Mais je n'ai rien pour le prouver.

Si une personne qui lit cet article et connait les archives sur les Bagnes, je serais intéressé de savoir si mon hypothèse est bonne. Et pourquoi y a t-il été ?

En tout cas, en 1873, lorsque sa fille naît 10 mois plus tard, le 30 novembre 1873 à Bouloire, Maximilien SOULARD est dit "Tisserand et momentanément absent". Faut il comprendre "Momentanément absent" par "déjà au bagne" ?


A Uro, sur l'ïle des Pins, se trouve le "cimetière des déportés de la commune de Paris" dont voici un petit historique extrait du site
Provinces du Sud :

"Entre 1872 et 1880, plusieurs convois de déportés accostent dans la baie de Kuto. Parmi les condamnés politiques se trouvent des insurgés de la commune de Paris et des Algériens ayant participé à la grande de insurrection de Kabylie de 1871. Les communards qui débarquent à l’îles des Pins sont issus de toutes les classes sociales. Outre leur patriotisme, ils partagent des idées socialistes, une haine des capitalistes qui exploitent le petit peuple de Paris et un vif ressentiment contre les hommes d’église qui soutiennent la bourgeoisie. Le cimetière d’Uro rappelle cet anticléricalisme : aucun signe religieux n’apparaît Il est probable, néanmoins, que plusieurs tombes étaient pourvues de croix et d’inscriptions, puisque de nombreux déportés ont été enterrés religieusement. Les tombes ne portent aucun nom. Leur emplacement se signale simplement par des pierres disposées autour d’un monticule de terre. Néanmoins, deux tombes sont identifiées : au milieu du cimetière, une colonne tronquée reposant sur un socle cubique est dédiée à « E. Dormoy, âgé de 30 ans, décédé le 30 juillet 1877 ». Une rangée plus haut sur la droite, une pierre tombale rend hommage à un autre déporté avec cette épitaphe « Eugène De Verteuil, Républicain, février 1879 »."


Suite de l'histoire :
ICI

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 09:17
Trouvé dans les registres paroissiaux de Berfay (BMS 1700-1730 vue 91) :

"Le vingt cinquieme jour du mois de septembre de la pr(ésen)te année mil sept cent onze nous a esté présenté par Mre De Méhabert Juge civil et criminel de Saint-Calais le corps de deffunct Joseph aagé de trente ans ou environ fils naturel de deffunct Messire Michel De Guerin sieur de Villiers Rosière suivant le rapport qui nous en a esté fait par le d(it) sieur De Méhabert et par les tesmoings cy après, lequel corps a esté trouvé mort et assassiné dans le bourg de Berfay.
Luy ayant trouvé un chapelet qui est une marque de sa profession de Religion Catholique nous curé soussigné l'avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse en présence de Jacques Chapelle marchand, Augustin Le Moinne tissier, Toussainct Bruneau sacriste, François Hallier maréchal, et de plusieurs autres habitants, lesquels tesmoings ont signé avec nous"


Signé :

Chaintron, T. Bruneau, A. Lemoine   

En marge, il se trouve la mention suivant : "Sa mère s'apelloit (Marie ?) veuve Couturier".

Cette mention permettra peut-être de retrouver son baptême vers 1681.

Si vous avez des pistes, ou mieux encore le baptême en question, n'hésitez pas à mettre un commentaire.
 
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:40
En faisant une recherche de livres relatifs à la région de Saint-Calais sur le catalogue de la BNF, j'ai trouvé par suprise 2 arrêts du Parlement de Paris dont voici les extraits donnés sur le site :

Acte du 3 août 1780 :
"Arrêt de parlement qui condamne Michel Jusseaume à être rompu vif dans la place publique de Saint-Calais pour avoir assassiné de nuit, sur le bord du grand chemin, Claude Morgue ".

Acte du 12 octobre 1780 :
"Arrêt de parlement qui condamne Catherine Emonnet, femme de Claude Morgue, à être brulée vive ; Julien Emonnet, à être rompu vif et Catherine Jouet, sa femme, pendue, et tous les 3 à faire amende honorable au-devant de l'église de la ville de Saint-Calais, pour avoir sollicité Michel Jasseaumé et lui avoir promis récompense pour assassiner Claude Morgue, mari de Cath. Emonnet ".

2 livres (dont 1 en accès complet) sur Google Books permettent d'en savoir un peu plus sur l'affaire. Cliquez
ICI pour y accéder.

Ma surprise fut encore plus grande lorsque je me suis aperçu que Catherine EMONNET était une cousine éloignée.

En effet, voici brièvement son ascendance :

1- EMONNET Catherine

2- EMONNET Julien
x 20.11.1742 Rahay (72)
3- JOUET Catherine

4- EMONNET Julien
x 1.10.1715 Rahay (72)
5- HOGU Gabrielle

6- JOUET Jean
x 13.11.1703 Sargé-sur-Braye (Saint-Martin) (41)
7- JEULAIN Catherine

14- JEULAIN Mathurin
x < 1669 (ce sont mes sosa n° 1602-1603 / 3062-3063 / 6710-6711)
15- GUILPIN Renée


Si vous connaissez l'ascendance ou tout élément sur Gabrielle HOGU ou Michel JUSSEAUME, je serais bien sûr intéressé.

Une de mes ancêtre, Anne LORILLIER, se marie en 1747 à Conflans-sur-Anille (72) en 2èmes noces avec un "Michel JUSSEAUME" (le même ?). Elle décède en 1775 à l'âge de 70 ans. Lui avait environ 20 ans de moins qu'elle.
 
La généalogie nous réserve toujours beaucoup de surprises ...
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 12:09

La Généalogie est un loisir très passionnant. Bien sûr, on peut se contenter des noms, prénoms, professions, dates et lieux de naissances, mariages, décès de nos ancêtres. Mais il est aussi très intéressant de connaître leurs histoires.

 

Voici une plainte que j'ai trouvé contre mon ancêtre, Pierre GUITTON, Sieur des Murs :

 

 

 

 

Archives Départementales de la Sarthe

cote : B 1288

 

Cours et Juridictions

Sénéchaussée du Maine et Présidial du Mans

Criminel

1700

 

 

 

 

 

25 janvier 1700

Pierre Le ROY v GUITTON des Murs

 

Information faitte devant nous Pierre Neveu Escuyer Conseiller du Roy Lieutenant criminel en la Sénéchaussée du Mayne et Siège présidial du Mans à la requete de Pierre LE ROY Me Chirurgien en cette ville et Marchand de vin en gros demandeur et accusateur contre le nommé GUITTON dit des Murs deffendeur et accusé a laquelle information estant en Nostre Hostel en assistance de Me Sebastien POSSé lun de nos greffiers avons vacqué comme ensuit

 

Du vingt cinq janvier mil sept cent

 

Nicolas TASCHAU aagé de vingt huict ans marchand demeurant dans la ville de Frenay (sur Sarthe) temoin a nous produit et assigné par (?) exploit de Launay Sergent Royal dont il a fait apparoir de luy le Serment pris et fait Jure de dire verité a dit ne cognaittre les partyes que comme il dira cy aprez nettre leur parent allié serviteur ny domestique

 

Depose que Mercredy dernier estant a Ballon a lhostelerie du Plat destein ou estoient ledit LE ROY et un autre partie (?) quil ne cognoist pas quil entendit nommé Des MURS auquel il entendit dire audit LE ROY si le vin que lon donnoit dans le cabaret ne soit pas bon a quoy ledit LE ROY repondit quil estoit fort bon mais quil en avoit encore de meilleur ; et en meme temps ledit Des MURS voulut gager le contraire, memes proposa de parier une pippe de vin sur quoy ledit LE ROY dist quil le vouloit bien mais quil falloit cherre et dans cet instant ledit Des Murs traitta ledit Le ROY de malhonneste homme prist un baston comme pour le frapper et le témoin entendit le bruit d’un coup et en même temps la voix dudit LE ROY qui dist Messieurs quil vous souvienne comme il m’a donné un coup de pied et le dit Des Murs dist en outre audit LE ROY quil s’en repentiroit et est ce qu’il a dit scavoir Lecture a Luy faitte de sa deposition a dit quelle est veritable et y a persisté

 

Signé : N. TACHAU

 

Aujourdhuy vingtieme de janvier mil sept cent sur les huit a neuf heures du soir,

 

Devant nous Pierre Naveu Escuyer Conseiller du Roy Lieutenant criminel de la Sénéchaussée du Maine, Siege présidial du Mans estant en nostre hotel assisté de Me Foelix FOUCQUé l’un de nos greffier

 

Est comparu en personne Pierre LE ROY maitre Chirurgien en cette ville du Mans et Marchand de Vin en gros demeurant en cette ville Lequel nous a rendu plainte contre le nommé GUITTON dit des Murs se disant aussy marchand de vin, de ce que aujourd’huy sur les deux heures apres midy, Le comparant s’estant trouvé dans L’hostelerie du plat d’Estain au bourg de Ballon à boire une chopine de vin avec un marchand et (ou de ?) ses amis, le dit Des Murs par une haine qu’il a courüe sans aucun sujet contre le plaignant auroit sorty de la chambre ou il estoit ecoutré (?) en celle du plaigant , et par un dessin (?) affaché, luy auroit dit en ces termes, LE ROY As-tu d’aussi bon vin que celuy que DUBOIS à present, a quoy il ave repondu quil en avoit d’aussy bon et mesme meilleur, le dit Des MURS d’un ton viollent et fort emporté, luy auroit reparty aussy en ces termes, Mortdieu Bougre Tu es un menty, tu est un bougre de chien (ou abbréviation de Chirurgien ?), et le plaignant luy …. remonté qu’on a des bruits ? par le maltraitté aussy qu’il estoit un fripon de l’insulte de la maniere, ledit Des Murs se seroit approché de luy et continuant ses invémentes injures luy auroit donné un coup de pied dans le bas ventre.

 

Signé : Neveu / P.LEROY

 

avec tand de viollance qu’il poussa et tomba par terre, et auroit ledit Des Murs continué ses viollance sil niz avoit esté empesché par plusieurs personne qui se mirent au devant de luy, en voyant quil ne pouvoit excecuter son mauvais dessin sur le plaignant, le menassa de le maltraitter la part ou il pouvoit le rencontrer, et qu’il l’attendroit plustost sur son chemin et qu’il evitera plusieurs foys, et jurant le nom de Dieu et proférant milles ….. contre lhomme et reputation dudit plaignant, lequel …. lieu d’aprehender l’effect desdites menaces, ledit Des Murs …………….

 

 

Il serait intéressant de connaître les suites de cette affaire ...

 

A suivre ...

 

 

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Published by Coco Jobo - dans Affaires judiciaires
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